L'actualité du dépannage informatique

L’écran bleu de la mort

mercredi 11 octobre 2017

L’écran bleu de la mort aurait pu être le titre d’un film d’horreur ou d’un roman policier. C’est en réalité la méthode technologique que choisit votre système d’exploitation Windows pour vous notifier sa démission. Il vous affiche un écran bleu avec un message plus ou moins compréhensible mais tellement oppressant ! Le premier contact avec Blue Screen of Death, son nom anglais, est très perturbant et provoque un mélange de culpabilité (j’ai dû faire une bêtise !) et d’affolement (j’ai encore plein de travail !).

Un écran bleu dénué de toute esthétique

Il arrive certaines fois que le système d’exploitation soit confronté à un problème majeur et que la poursuite de son fonctionnement soit impossible. On dit généralement que le cœur est atteint et c’est alors la panne informatique totale. L’écran bleu est dénué de toute esthétique car les fonctions vitales sont touchées et le service minimum mis en place : plus de palettes de couleurs, plus de polices de caractères, plus de fenêtres … On est retourné à l’âge de pierre informatique ! La version Windows 10 est à peine améliorée avec un bleu moins terrifiant, plus apaisé.

Blue screen a connu son heure de gloire en 1998 au Comdex lors d’une présentation de Windows 98 en présence de Bill Gates. Alors que le démonstrateur montrait la facilité avec laquelle on pouvait connecter un scanner, le bug se produisit alors devant une assemblée hilare et un patron de Microsoft très embarrassé. La vidéo de l’incident est bien conservée pour rappeler que nul n’est à l’abri.

Les pilotes des périphériques en cause

Selon Microsoft, cet écran apparaît car l’ordinateur ne peut plus fonctionner et doit s’arrêter immédiatement pour se protéger et pour protéger les données. La cause provient de composants matériels, de leurs pilotes ou des logiciels associés. L’immense majorité des applications que nous utilisons ne sont pas susceptibles de provoquer ce genre d’incident. Elles peuvent se crasher bien entendu mais le système d’exploitation les isole et cantonne les perturbations à leur propre activité. L’écran bleu découle d’une situation grave où tout le PC est atteint. On parle alors de bug check, de system crash, de kernel error ou de stop error.

La plupart de ces incidents sont provoqués par des dysfonctionnements au niveau des pilotes. Un pilote informatique (ou driver en anglais) est un programme qui permet au système d’exploitation de communiquer avec un périphérique (imprimante, scanner, webcam, disque dur, souris, routeur, moniteur externe, etc.). Les incidents se produisent généralement lors de l’ajout d’un nouvel équipement ou lors d’une mise à jour du système d’exploitation ou des pilotes.

L’écran bleu disparaît généralement après le redémarrage de Windows. Le problème initial n’est pas forcément résolu mais les conditions qui ont provoqué l’interruption ont disparu grâce à la réinitialisation du PC. La réapparition de l’anomalie doit alerter et une résolution définitive s’impose alors. Les dysfonctionnements d’un ordinateur qui n’est pas bloqué sont beaucoup plus faciles à résoudre.

Le PC ne démarre plus

Lorsque l’écran bleu prend le contrôle total du PC et n’est pas supprimé par les multiples redémarrages de Windows, la situation devient plus complexe à régler. Les conseillers techniques de Super Geek proposent quelques recommandations pour savoir quoi faire lorsque votre ordinateur ne démarre plus du tout. Bien entendu, ils peuvent aussi vous aider en pilotant à distance la remise en marche de votre équipement dans le cadre d’une prestation de réinstallation du système d’exploitation.

Un usager non informaticien peut cependant résoudre le problème par lui-même à condition de procéder avec méthode. Une défaillance du système d’exploitation est généralement la conséquence d’une action intervenue récemment. Il faut donc identifier les actions qui ont été menées sur l’ordinateur avant l’apparition du premier écran bleu : mise à jour du système d’exploitation, mise à jour de pilotes, installation d’un nouveau matériel, etc. Il faut aussi essayer d’exploiter les informations affichées sur le fameux écran de la mort. Celui-ci se présente différemment en fonction des versions du système d’exploitation. Néanmoins, il peut apporter une ou deux informations utiles : le code d’erreur ou stop code ainsi que certaines fois le nom du programme qui a provoqué le dysfonctionnement.

Les codes d’erreur des écrans bleus

Ce sont certes des codes barbares comme INVALID_PROCESS_ATTACH_ATTEMPT, APC_INDEX_MISMATCH, DEVICE_QUEUE_NOT_BUSY, DRIVER_IRQL_NOT_OR_EQUAL, DISPATCH_LEVEL, NTFS_FILE_SYSTEM qu’il faut noter et transmettre au support technique. Il arrive aussi de n’avoir que des séquences hexadécimales comme 0x00000001, 0x0000000A, 0x00000018, 0x00000024, 0x80070005, 0x80073712, etc. Certaines fois avec un peu de chances, des recherches sous google avec le code peuvent mener à un indice. La plupart du temps, on finit par tomber sur une impasse et par regretter les deux années d’études en informatique qu’on n’a pas faites !

Les noms des programmes incriminés ne sont pas plus explicites. Ils peuvent s’appeler spcmdcon.sys, win32k.sys ou tcpip.sys ou encore rtkvhd64.sys ! Cependant, toute information collectée peut s’avérer utile pour l’étape suivante de résolution.

Les dernières applications installées et le gestionnaire de périphériques

Une astuce utile consiste à aller dans les paramètres Windows, dans la rubrique Système et de trier les Applications en fonction de leur date d’installation. Les derniers logiciels utilisés apparaissent et l’éventuel responsable peut alors être désinstallé. Un autre axe de recherche est celui du gestionnaire de périphériques. C’est un outil Windows qui affiche la liste de tout ce qu’il y a sur l’ordinateur et qui peut identifier les éventuelles anomalies en les marquant d’un point d’exclamation.

De façon plus générale, lorsque l’action à l’origine du souci est clairement identifiée, il faut l’annuler : suppression du nouveau matériel, restauration du système d’exploitation, retour à la version précédente des pilotes, etc. Le retour en arrière est une reculade temporaire ayant pour objet d’éliminer la source du dysfonctionnement.

Mises à jour du système d’exploitation et des pilotes

Cependant, la recommandation absolue pour les ordinateurs individuels est d’appliquer systématiquement les mises à jour du système d’exploitation qui permettent de sécuriser face aux éventuelles attaques de virus et de malwares. L’application des patchs de sécurité ou autres packs de service Windows est toujours fortement recommandée. De même, les pilotes des périphériques doivent être mis à jour à la version la plus récente dès qu’un problème apparaît dans leur usage.

Enfin, il ne faut pas hésiter à abandonner un matériel obsolète qui n’est plus maintenu par son fabricant dès lors qu’il est clairement identifié comme étant la cause du souci.

Les virus peuvent provoquer l’écran bleu

Il peut arriver certaines fois que l’écran bleu soit provoqué par un virus. Selon Julien, l’un des conseillers techniques de Super Geek, certains antivirus peuvent laisser passer des malwares qui finissent leur dangereuse course dans le cœur du système d’exploitation. Le crash se fige alors dans ce maudit écran bleu avec le charabia en caractères blancs.

L’overclocking du micro-processeur

Nous savons tous que le moteur d’une voiture peut chauffer mais rares sont ceux qui ont conscience qu’un microprocesseur peut subir le même sort et mener à l’interruption brutale de Windows. La cause peut être matérielle avec un ventilateur encrassé qui ne refroidit plus assez le composant électronique ou logicielle lorsque la configuration surexploite les capacités du processeur. La technique de l’overclocking consiste à le surcadencer pour augmenter ses performances, c’est-à-dire à lui demander d’exécuter les instructions plus vite. Cette modification du fonctionnement se fait généralement au niveau du BIOS (le programme informatique qui démarre l’ordinateur avant Windows) et peut être à l’origine de la surchauffe.

Blue screen sait aussi se mettre dans l’air du temps. Depuis 2016, sa version Windows 10 s’affiche avec un QR code qu’il suffit alors de scanner avec son smartphone pour être directement emmené sur le site Microsoft qui aide à réaliser le diagnostic.

Certaines solutions face à Blue Screen of Death sont rapides à trouver et à mettre en place. Lorsque malheureusement vous n’arrivez pas à vous en sortir seul, sachez que les Super Geek sont disponibles à distance. Ils peuvent intervenir immédiatement aux heures ouvrables et vous dépanner rapidement.